Ce premier mai est dédié à l’enthousiasme et la réflexion, à motiver les troupes et à redonner espoir. Jeanne a convaincu le roi, ses conseils et ses argentiers, son projet leur plait. Il s’agit maintenant de se confronter au terrain. Elle arrive l’avant-veille avec un convoi de vivres. Sur les bords de la Loire elle est accueillie par le Bâtard d’Orléans qui depuis des mois déjà tient tête aux Anglais. Il sera son CTO pendants ces derniers jours de siège. Les habitants attendent Jeanne comme le Messie, ils s’empressent tous pour la voir,
…parce que ceulx d’Orléans avoient si grant voulenté de la veoir…
comme on se presserait pour voir un Elon Musk ou un Xavier Niels. On l’annonce comme la Pucelle qui libérera Orléans et sauvera la France, rien de moins. En ce jour de transition, elle passe de la vision à l’action. Son dessein exposé haut et fort a convaincu.
Robert de Baudricout lui donna accès au roi. Elle a le charisme d’une startuppeuse : modeste mais déterminée, c’est une conquérante sujette à sa mission. Quelque part entre Blois et Orléans, elle se déclare chef de guerre. De spectatrice de sa vision elle  en devient protagoniste. Non seulement elle annonce ce qu’elle voit, mais elle y participe aussi : elle est Prophétesse et Guerrière. C’est un signe de grand courage, c’est aussi pour l’époque une grande innovation.
Bientôt elle devra se confronter au terrain. En attendant elle inspecte les fortifications des Anglais. Elle leur expose sa proposition de valeur et les invite séance tenante à s’engager – à retourner en Angleterre –  ce à quoi ils répondent d’un langage outrancier. Peu importe, demain avec son armure elle les convaincra.
Et vous, à quel moment êtes-vous descendu dans l’arène pour vous confronter à la réalité ? A quel moment êtes vous aller tester votre innovation, au risque d’essuyer comme Jeanne l’affront du refus?

Faites-nous part de votre réflexion pour nourrir l’échange et pour que votre expérience se rajoute à l’aventure de Superposition!

Philippe Cartau